Parcours et prises de conscience Partie 1

Je suis Nathalie, je suis le résultat de mes expériences, de mes apprentissages, des transmissions que j’ai reçu, de l’éducation que l’on m’a donnée, des rencontres qui ont jalonnées ma vie, des prises de consciences que j’ai eues, de la société dans laquelle je vis et du monde auquel j’appartiens.

Mais je suis aussi beaucoup plus que cela et vous aussi !

Je suis unique, singulière, en évolution constante, nourris de ma curiosité, lucide sur ce qui m’entoure et sur ce que je suis, déterminée à vivre une vie en conscience en prenant la responsabilité de mes choix et de mes actes.

Au travers de ce blog, je souhaite vous proposer le partage et le mouvement. Je souhaite mettre à votre disposition mes questionnements, mes découvertes, mes avancées, mes apprentissages pour participer à un élan global de réappropriation de soi.

Se connaitre, s’inspirer, inspirer, essayer, se tromper, sourire, pleurer, choisir, visionner, cheminer…

Être pleinement soi conscient.e de tous ses potentiels, aligné.e à sa vision de vie et ouvert.e aux perspectives qui s’offrent à nous dans une vision à 360°.

C’est ce que je nous souhaite.

C’est mon moteur, mon pourquoi.

C’est ce à quoi je veux contribuer.

D’ou je viens ?

La mixité et le mélange sont mon point de départ. Je suis née au Togo d’une mère togolaise et d’un père français. J’ai vécu dans plusieurs pays africains (Togo, Sénégal, Mauritanie) avant de poser mes valises dans le sud-ouest natal de mon papa.

Avec mes parents et ma petite sœur une toute nouvelle vie a commencé pour nous, réadaptation sociale, culturelle, environnementale…

J’étais une enfant très curieuse et réservée. Je ne portais pas grand intérêt aux interactions avec les autres, je n’y trouvais pas ma place et m’épanouissais dans mon monde intérieur infini et palpitant.

J’ai fait toute ma scolarité avec 2 ans d’avance, on m’a qualifié de précoce. L’école était pour moi source de nombreuses dissonances. Considérée comme « intello » avec mon jeune âge et mes grosses lunettes, je n’étais pourtant pas très intéressée par ce que j’y apprenais. Je ne comprenais pas l’intérêt d’ingurgiter des informations que je n’avais pas choisie, je ne comprenais pas pourquoi il n’y avait qu’un chemin pour parvenir au résultat ni pourquoi les sentiers que je proposais était systématiquement rejetés même s’ils menaient à la même clairière.

J’ai toujours apprécié les personnalités hautes en couleur, singulières et assumées. Je les observais avec curiosité me demandant ce qui leur permettait de se montrer avec tant d’authenticité. J’avais intégré de mon côté que me montrer sans fard serait source de rejet ou de moqueries. Je me souviens avec tendresse des personnes dont j’appréciais la présence. Il n’y avait pas de demi-mesure : les ultra-populaires et les ultra-rejetés, j’oscillais entre ces deux mondes ne comprenant pas ce qui les différenciaient aux yeux des autres. Ils avaient tous cette singularité, ce petit quelque chose qui les rendaient différent et pour moi attrayant.

Qu’est-ce qui a pu naitre en moi à cette époque ? 

  • La joie de me retrouver dans mon monde intérieur
  • La peur d’être vue comme autre chose que ce que je considérais être
  • L’attrait pour la singularité et dans le même temps la compréhension que cette singularité est la richesse de notre monde
  • L’adaptabilité à différents environnements
  • La coexistence de plusieurs cultures, mode de vie, mode de pensée, beautés…La tolérance

Sportive de haut-niveau

A l’âge de 13 ans j’ai quitté ma famille pour intégrer un cursus de sportive de haut-niveau en basket-ball. Interne avec quelques dizaines d’autres sportifs de diverses disciplines j’ai entamé un période impactante et source de nombreux apprentissages.

  • Bien que mon corps ait été extrêmement sollicité, j’ai perdu le contact avec lui. Mes sensations, mes douleurs, mon plaisir. J’ai énormément somatisé à cette époque, ignorant les messages que mon corps tentait de me transmettre
  • J’ai ancré encore plus profondément cette peur d’être perçu autrement que ce que je considérais être. J’ai fini par oublier d’être. J’ai revêtu tous les masques et les habits qui me semblait protecteur et mettait de la distance avec mon environnement.
  • J’étais rarement dans une réelle présence, la plupart du temps dans le passé, la projection ou mes rêveries.
  • Dans le même temps j’ai fait des rencontres essentielles et profondément authentiques qui font encore parties de ma vie aujourd’hui et qui ont participé à ce que je suis. J’ai fait avec ces personnes l’expérience de la vulnérabilité que je considère aujourd’hui comme essentielle dans notre rapport à nous-même et dans notre rapport aux autres.
  • J’ai vécu des aventures humaines incroyables, des épopées dont la compétition sportive à le secret : connexion sur un terrain au-delà des affinités, ensemble autour d’une même vision, rêver et nourrir une ambition en équipe, se soutenir de manière indéfectible, vivre la joie avec un éclat et une intensité incomparable.

Je puise dans ces expériences une grande inspiration et une infinie richesse. Je me sens aujourd’hui nourrie et portée par tous ces apprentissages, même les plus douloureux. Je suis convaincue du sens et de la pertinence de transposer ces expériences dans mes accompagnements où les formations que je propose.

L’expérience et l’apprentissage mêlés à la connaissance et à la curiosité sont pour moi les socles des services que je vous propose aujourd’hui.

Etudes supérieures et premières expériences professionnelles

C’est presque une mini-renaissance, 

Je choisi ce que je vais étudier ! 

Je choisi comment j’organise ma vie !

 Je choisi qui je veux être !

Puisque je reprenais un peu de pouvoir sur mes actes et mes choix j’ai commencé à me questionner avec plus de profondeur. J’ai choisi des cursus qui m’amèneraient des compétences et des savoir-faire, pas un métier. Déjà, cette notion de métier ne faisait pas vraiment sens pour moi. 

Pour démarrer un BTS en Communication et une Licence de psychologie en parallèle puis un Master en Ressources Humaines. Choisir ce que j’étudiais et nourrir ma curiosité m’ont amené énormément de satisfaction. En parallèle je continuais le basket mais les études et la projection dans le monde du travail devenaient plus présentes.

Que c’était compliqué de se projeter dans le monde du travail, je déplorais le fait que les étudiants soient si peu préparés au monde de l’entreprise et à l’ensemble des perspectives.

_ Aujourd’hui nous sommes arrivés à plusieurs points de bascule, les 30/40 ans remettent en cause la rigidité du monde professionnel et la perte de sens et les 18/30 ans s’autorisent, créent et redéfinissent les contours du travail. Je crois profondément qu’il y a un réel mouvement de société autour de ces questions, en témoigne les changements dans certaines organisations, l‘essor des start-up, l’explosion du nombre de freelance… _

Fraichement diplômés je rentre dans le monde du travail, j’intègre un cabinet de conseil en ressources humaines, je recrute, je crée des formations et…

… je m’ennuie.

Où est le sens ?

A quoi je participe ?

Quelle utilité, quel impact à mon action ? 

En même temps que mes questionnements, apparaissait la résignation. Finalement il est bien ce job ? C’est bien pour ça que tu as fait des études ? Tu vas t’y habituer ? Ce soir grosse fiesta, penses plutôt à ça ? Et puis qu’est-ce que tu peux faire d’autre ?

Et puis au détour d’une conversation avec une de mes BFF le déclic !!! Elle effectue un stage dans un SPIP (C’est quoi ???), elle me dit que des conseillers accompagnent des détenus et des personnes condamnés par la justice. Qu’ils travaillent ensemble le sens de la peine, l’insertion sociale et professionnelle, qu’est-ce qui les amené à commettre des actes délictueux et qu’est-ce qu’il est possible de mettre en place pour sortir de la délinquance…

Je n’avais jamais entendu parler d’administration pénitentiaire et encore moins de conseillers d’insertion et de probation, mais après cette conversation c’était l’évidence. Une évidence come j’en avais rarement eue : C’EST CA QUE JE VEUX FAIRE !!!

Beaucoup ne comprennent pas, beaucoup pensent que je prends des risques, beaucoup voient en cela de l’instabilité, beaucoup ont peur pour moi, beaucoup ignore le reflet que le miroir leur renvoie lorsque je leur explique ma position, 

Moi, je suis sûre comme jamais.

Changement de cap. Je fais un stage dans une de ces structures, je suis archi-convaincue. C’est un concours, ok je vais le préparer, je vais le passer et bingo j’y suis. Repartie pour 2 ans de formation à l’école nationale de l’administration pénitentiaire avec des aller-retour sur le terrain.

Qu’est-ce j’apprends de cette période ?

  • Je ne peux pas passer 40 heures par semaine à faire quelque chose pour lequel je ne trouve pas de sens.
  • Je veux être utile, avoir un impact par mes actions
  • Je veux comprendre les incohérences de notre société et je refuse de les intégrer comme étant une norme
  • Je fais confiance à mon intuition
  • L’amitié s’ancre en moi comme une valeur fondamentale
  • Je me reconnecte à ce que je suis, à mon essence